Publié le 10 Février 2005




Maison d'enfance, maison de vacances, celle de mon oncle, ou j'ai passé tant de beaux jours... Cette vilaine peinture est mon oeuvre... Autant dire que je ne sais ni dessiner, ni peindre !

On la découvre au bout du chemin bordé d'ormes, de lilas, d'herbes à Robert. Elle cache le quart de son toit derrière le feuillage vernissé des lauriers palme, qui prodiguent leurs grappes fleuries, blanches, crème, bourdonnantes d'abeilles.
Un rosier blanc, libéré de la taille annuelle, pareil à une liane, mêle son vert tendre et ses fleurs petites, aux feuilles épaisses des lauriers.
C'est là que le soir se réunit le peuple des moineaux piaillant jusqu'au coucher du soleil.
Sur les tuiles rouges du toit reposent deux pigeons.
Une chatte noire sort de derrière le buisson de buis, qui sent la lessive et le pipi de chat. Le chien Black tire sur sa chaîne qui râpe le sol devant sa niche. Dans sa gamelle picorent deux moineaux. Il pose sur eux ses yeux noisette et ne bouge pas. Le bassin aux poissons est carré, profond d'un mètre, large d'autant. A sa surface surnagent les feuilles cirées d'un nénuphar, et deux fleurs blanches à coeur jaune. Une botte d'osier trempe, qu'un cyprin doré caresse des nageoires. Le manche d'un outil gonfle dans l'eau. Aux basses branches d'un Verni du Japon pendent des bouts de lard, que se disputent des mésanges bleues.
 

Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Livres - textes

Publié le 9 Février 2005

 


 
Revenant de la forêt de Saint-Sauveur, je garde au fond des yeux un bleuissement étalé en ruisseaux et en flaques.
Les jacinthes, ce sont elles, remplacent ici le muguet, peu fréquent dans les bois, et leur floraison est telle que la forêt semble inondée d'un azur que le ciel lui même ne sait imiter.
C'est de part et d'autre du sentier, deux rives d'un bleu tirant sur le mauve, un peu laiteux, sur lesquelles on à peine poser le pied.
Sous le soleil tamisé par les feuilles naissantes des hêtres, parmi cette fraîcheur d'aquarium, explose la note brillante de l'euphorbe réveille-matin. Mais tant de bleu efface les autres couleurs, et on ne voit que lui.
Sous les arbres scintillent les ombres et les lumières.
L'œil qui se relève voit d'autres bleus, là-bas, plus loin, comme un étang...
Le subtil parfum de la jacinthe vous demandera de vous baisser, tant il est léger. Et si vous quittez le sentier, vous trouverez pour vous seul la mare, la flaque bleue, que nul n'a vu avant vous, sur le sol vierge.
Ecartant les ronces, penchant les euphorbes, ployant pour un instant l'herbe verte, peut-être verrez-vous, esseulée, la jacinthe blanche.
 


Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Livres - textes

Publié le 7 Février 2005

Les "soleils" ont brillé jusqu'au bout de l'automne. Les oiseaux ont mangé les graines : nous les avions aussi planté pour eux ! Les tiges des plus grands sont si grosses que nous en avons fait, l'an suivant, des tuteurs pour les tomates...
Leur nom, Heliantus vient de hélios, le soleil. Car leur fleur se tourne toujours vers l'astre du jour.





Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Jardin - nature

Publié le 7 Février 2005


Je vais vous étonner : j'aime la pluie et le vent !
Le vent, pas la bise ou la brise. Le vent.
Le grand vent qui giffle les visages, les burine, jette les cheveux des arbres dans tous les sens...
Celui qui couche les cîmes et nous découvre le dessous des feuilles. Le vent d'automne mouillé, presque liquide, qui coule avec vigueur entre les maisons qui courbent le dos. Celui qui mène, emmène les feuilles perdues. Celui qui ride les mares boueuses privées des reflets du ciel.
Le vent profond venu de loin qui court sur la terre humide et pousse devant lui son front de géant.
Et la pluie !
Pas le crachin, l'averse, non ! la pluie longue et monotone. La pluie nombreuse qui change le paysage, estompe les coteaux, change les verts en gris. La même qui comble les fossés, invente les ruisseaux. Celle dont les poules de la basse-cours n'attendent pas la fin pour sortir.
Le vent de pluie, la pluie et le vent, qui tombent, roulent sur la campagne, ouvrent des rideaux de clarté aussitôt refermés, abaissent des tenture sombres, font d'une journée dix tableaux jamais achevés, aussitôt effacés...

Serge

Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Livres - textes

Publié le 5 Février 2005


Tomate Cœur de bœuf de notre jardin. Il faut attendre encore quelques jours
avant de la
cueillir.


Jérôme Bonaldi
est sans doute un homme cultivé ! Mais il ne connaît pas la
culture !

Plus exactement la culture des légumes... (les vrais légumes, pas les célébrités)...
Il nous a parlé de la culture Hydroponique !
Bien sur cette culture existe...
Mais nous avons atteint des sommets quand le présentateur nous a annoncé de façon péremptoire que 80 % des salades, tomates, fraises, que l'on trouvait sur les étales des marchés, ou de la grande surface du coin en était issue !
Cet homme pourtant charmant n'a jamais été à la campagne, ne s'est jamais déplacé chez un maraîcher ?
Bien sur, des milliers de tonnes de salades et de tomates sont cultivées sous serre, et dans un substrat amélioré, enrichi ! Et copieusement arrosé !
Mais on est encore loin de la culture hydroponique...
Nos plantes sont encore largement enracinées dans le sol, même si parfois, ce sol est en "poches", en "sac", sur " table" !
Et l'immense majorité de nos cultures vivrières, de pleine terre ou de serres, a toujours les pieds plantés dans notre terre nourricière...

Non content d'insister, et de prendre ses complices pour des naïfs, il enfonce le clou, quand on lui dit que les légumes cultivés naturellement dans la terre, sans produits chimiques, sont beaucoup plus savoureux !

Hérésie !

Il n'a jamais comparé une salade ou une tomate forcée à grandir vite, gorgée d'eau, avec la cueillette du jardin...




Laitues, choux rouges de notre jardin.

Ceux qui auront acheté une tomate cueillie trop tôt, (pour le transport), formatée, etc. et qui auront cueilli une tomate bien mûre dans le jardin viendront témoigner de l'énorme différence du goût...
L'industrie du légume privilégie la forme, l'aspect, au goût ! Peu de variétés nous sont proposées.

Dans la nature, la rapidité est l'ennemie du bien ! Le temps ne respecte pas ce que l'on fait sans lui !
Le légume du jardin est souvent moins beau ! Tous les fruits n'ont pas la même taille ! Mais quel goût, quel parfum !

Un peu de vérité serait utile, par ces temps ou beaucoup d'enfants des villes pensent que les poissons sont des choses carrées avec les yeux dans les coins, et que les œufs prennent naissance dans des emballages en carton !


Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Autres - divers

Publié le 4 Février 2005

La petite peinture numérique du jour, Anne à l'arrosoir. Moi, je n'ai pas grand chose à en dire ! Mais peut-être vous ?

Publié le 3 Février 2005

Une petite discution sur le forum d'aide d'Overblog m'a incité à vous parler du logicel Audacity.
Audacity est un logiciel gratuit et libre, disponible en français. C'est un petit studio d'enregistrement qui permet de nombreux travaux et effets. Entre autres :
- Enchaîner deux musiques avec un effet de fondu.
- Ajouter paroles et bruitages sur une musique.
- Demarrer et finir une musique en fondu.
- ajouter de multiples effets... Echos, retournement, ralentissements, etc.

Et, très utile : enregistrer à la volée TOUT son passant par votre carte son !

Audacity est multipistes : ainsi, airs, paroles, bruitages sont sur des pistes différentes, et paramètrables séparemment.

J'avais pensé faire un petit tutorial, mais il existe déjà !


Télécharger Audacity
 Tutorial (format PDF)

Il vous sera probablement demandé d'installer ce petit "plugin" pour le format MP3

Télécharger le plugin
(Fichier zip)








Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Autres - divers

Publié le 2 Février 2005

Cette photographie d'un pavillon situé à l'entrée du château de Saint-Pierre-Eglise, dans le Val de Saire, n'est pas le fruit d'un travail numérique.
Elle date d'une époque ou l'on tirait soi même ses photos dans un labo improvisé.
Ambiance sombre avec la lampe rouge, agrandisseur et cuvettes. Odeur si prenante de l'hyposulfite...
Il y avait la magie, dans le bain révélateur, de cette image d'abord fantôme, qui apparaissait mystérieusement. Puis le rinçage suivi du blanchiment.
Puis les photos lavées étaient pendues avec des pinces à linge sur un fil, comme du linge qui sèche.
Cette image a subi, en plus, un bain suppémentaire, qui lui a donné cette subtile teinte ancienne.