Publié le 14 Mars 2005






Lorsque nous étions petits, ces premières fleurs du printemps nous inspiraient.
Connaissez-vous l'histoire ?
On cueille un bouton d'or. (en février ou mars, ce qu'on appelle le bouton d'or, c'est la ficaire, (Ficaria ranunculoide).
On le place sous le menton de son copain, ou de sa copine, et on lui dit "aimes-tu le beurre" ?
Comme vous le voyez, c'est une histoire normande !
Car la fleur de ficaire, comme son feuillage, est brillante. Et si le reflet sous votre menton est fort, alors, vous aimez beaucoup le beurre !
Mais pourquoi votre menton reflète beaucoup ou peu le jaune brillant de la fleur ?
Sans doute un teint luisant renvoie le reflet jaune de la fleur, tandis qu'un teint mat l'absorbe !
De la à penser que les gourmands de beurre ont un visage luisant, grassouillet, il n'y a qu'un pas !
N'allez pas dévaster les fossés pour faire le test, et laissez nous admirer les boutons d'or ! Je ne voudrais pas être responsable d'un saccage de jeunes fleurs...



Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Jardin - nature

Publié le 13 Mars 2005





Le ciel normand.
(mais ce peut être celui de toute région rustique et authentique).
Etendez vous sous un pommier. Le ciel normand vaut bien qu'on le regarde.
Il est mouvant comme la mer, et dans la même journée passe par quatre saisons…
Il charrie de gros nuages venus de l'ouest, qui s'allongent, s'effilochent, s'accrochent, s'écroulent.
C'est un ciel triste, sombre, gai, joyeux, profond, épais, changeant.
Il est gris comme le clocher, vert comme la mer, bleu comme les champs ou naviguent les paysans.
Le soir, il s'embrase comme les tuiles des hameaux, et flamboie comme les moissons.
Il est partout, derrière la haie, le peuplier, l'école, la ferme.
Il est minéral, lourd, noir, écrasant.
Il est végétal, agité, léger, tourbillonnant.
Il est animal, il se lève, se couche, joue, dort.
Il est normand.
Ne vous relevez pas encore.
Voyez la pie et le geai qui se chamaillent. Le corbeau qui piaille dans sa corbeautière…


Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Livres - textes

Publié le 12 Mars 2005





C'est la vraie route de mon école des années 56 - 60
Image noir et blanc colorisée


Je revois les routes d'été.
Les fossés étaient envahis d'herbes hautes, si hautes que nous pouvions disparaître dedans. Dans les champs, parmi les herbes, il y avait le bleuet et le coquelicot.
Parfois, allongés, nous rampions comme des indiens des plaines.
C'était avant l'école, et les plus malins s'échappaient discrètement, abandonnant les autres qui arrivaient en retard.
Que de parties de cache-cache, que de batailles qui finissaient dans le foin.
Allongés sur le dos, immobiles, la tête posée sur l'herbe, nous regardions les épis et les fleurs qui s'élançaient dans le ciel, et tout là-haut, l'azur qui nous grisait.
Dans nos manches, nous glissions cette graminée, qui ressemblait à de l'orge, et qui grimpait toute seule le long de notre bras et qui nous grattait…
Il fallait bien balancer les bras…
Les filles cueillaient des bouquets qu'elles abandonnaient plus loin pour de plus beaux.
La chaleur nous accablait, nous étions vêtus de culottes courtes *, de chemisettes. Les filles étaient légères dans leurs robes fleuries. Le soleil nous faisait des clins d'œil à travers les branches, et nous baissions les yeux.
Noyée de soleil, Mademoiselle, dans sa blouse bleue, appuyée au mur, nous attendait.
L'école était comme écrasée. Les lauriers-palme se dressaient, brillants, impassibles dans l'air immobile.
Les filles chantaient :


Nous n'irons plus au bois
Les lauriers sont coupés
La belle que voilà
Ira les ramasser.



* Les culottes courtes qui n'ont pas cessé, au fil des ans, d'être vraiment courtes, ou... plutôt longues...


Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Livres - textes

Publié le 10 Mars 2005



Je me souviens très bien de mon premier jour de classe. D'autant mieux que je ne fus pas très docile.
On eut beau m'expliquer que j'aurais des amis, de beaux livres et des images, je lançai plusieurs fois cette réponse définitive :
"J'veux pas y aller !"
A quoi on me répondit :
"Mais tous les petits garçons vont à l'école !...
-- Non, et non ! J'irai pas !"
On me laissa tranquille, mais on prépara le grand jour en secret.
Un matin, maman m'emmena, je devrais dire me traîna à l'école ! Je me butai, m'accrochai, en vain, la conviction des parents fut la plus forte.
Quand je vis d'autres enfants, la honte me fit taire. Mais je résistai toujours...
La maîtresse me fit des gentillesses, me parla doucement, et répéta ce que mes parents me disaient depuis dix jours. Je restai sourd à ces paroles de paix.
La maîtresse me mit à un pupitre... où je refusai de m'asseoir.
Déjà, maman s' éloignait, me faisant un petit geste d'au revoir de la main.
La fatigue aidant, je m'installai à mon pupitre, et petit à petit, oubliai mes craintes et ma colère.
Voilà ce que fut mon premier contact avec l'école de la république, en ces années 50-60.


Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Livres - textes

Publié le 7 Mars 2005




L'école ou j'ai appris à lire et à écrire



Tel le petit chaperon rouge, Bernadette amenait un panier à l'école, un de ces paniers de campagne comme on en voit sur les images d'Epinal, s'ouvrant à deux battants.
Elle ne craignait pas les loups, disparus des campagnes depuis un siècle, mais les chiens des fermes, qui se jetaient dans les roues de sa bicyclette.
Dans son panier, il y avait du lard, du pain, des oeufs, un pot de confiture. On reconnaissait de loin sa silhouette penchée, son petit vélo, et ses cheveux roux en queue de cheval. Le midi, quand nous quittions l'école, elle suivait "Mademoiselle" dans sa cuisine. La maîtresse lui réchauffait son dîner.
C'est que Bernadette habitait loin, aucun de nous ne savait où. Elle n'était pas la seule, filles et garçons des fermes lointaines faisaient de même.
Et lorsque nous revenions, vers deux heures, ils jouaient depuis longtemps dans la cours.

Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Livres - textes

Publié le 6 Mars 2005

 


 


L'épicerie café de campagne de mon enfance... Un endroit hors du temps, cette épicerie !
Elle était tenue par deux demoiselles. Un passant matineux les aurait trouvées assises à une table du café, trempant de large tartines beurrées dans de grands bols de café au lait.
M. la plus âgée, était toujours vêtue d'une grande blouse noire à points blancs. Les cheveux gris étaient posés en chignon sur la tête.
Sa soeœur, qu'on voyait moins, l'aidait à servir les clients. C'était dans le café qu'on entrait d'abord, une pièce respectable, meublée de grandes tables à l'ancienne mode, et de longs bancs sans dossiers.
Une vieille horloge égrenait des sons étranges, qui imposaient le respect. Dans cette pièce, il faisait toujours sombre. Jamais les suspensions n'étaient allumées. Seules, les lueurs rougeoyantes d'une bûche affalée dans l'âtre répandaient quelque clarté.
A côté était l'épicerie mercerie. On y trouvait de tout. Ce commerce vieillot était l'un des endroits les plus calme que j'aie connu. On n'y parlait jamais fort, on y riait pas bruyamment.
C'est la que nous achetions les bonbons de fantaisie, les cordons de zan, la gomme à mâcher, les bâtons de réglisse.
Parfois, d'entre tous ces trésors surgissait un chat anonyme, poussant un bouchon de sa patte en cuillère, ou s'amusant d'une ficelle. Puis il disparaissait dans l'arrière magasin, d'où le bruit de ses jeux nous parvenait encore.
Mon frère et moi admirions la balance dont les plateaux de cuivre étincelaient. Nous respirions une odeur indéfinissable, de savon, de pain, de légumes frais, s'échappant de milles articles rangés méticuleusement dans des casiers. C'était un endroit ou le temps passait, lent, silencieux, comme les deux demoiselles L.

 

 

 

 

 

Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Livres - textes

Publié le 4 Mars 2005



J'ai aimé le western, je l'aime encore. Je l'ai aimé assez pour tourner, il y a plus de 20 ans, un petit documentaire en super-huit... J'ai de nombreux livres sur l'histoire du western et sur l'histoire de l'ouest.



Quand j'étais américain.
Ou l'éloge du VRAI western.





Oui, il fut un temps ou j'aimais bien le cinema américain.
Particulièrement le Western !
Car par le western, les réalisateurs savaient faire passer des messages universels.

Des films

Le train sifflera trois fois. (High Noon)
L'homme de l'Ouest
L'homme qui tua Liberty Valance (The man who shot Liberty Valance)
Les grands espaces
Rio Bravo
La chevauchée fantastique
Réglement de compte à OK coral
Le vent de la plaine
La prisonnière du désert (The Searchers)
Rio Grande (Rio Grande)
La poursuite infernale (My Darling Clémentine)
Johnny Guitare
L'homme des vallées perdues

Des réalisateurs

Ford, Mann, Hawks, Walsh, Vidor, Ray, Lang, Fuller, Daves, Sturges, Zinnemann, Peckinpah, Penn, Costner...

Des acteurs

Henry Fonda, John Waine, Gary Cooper, Alan Ladd, Burt Lancaster, Gregory Peck,
James Stewart...


Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Cinema

Publié le 3 Mars 2005




On n'a pas l'occasion de rire tous les jours...
Les américains n'en sont pas à une incohérence près ! Lisez plutôt :

source : satmag

Aux  Etats-Unis, le film « Les choristes » de Christophe Barratier vient d’être interdit aux moins de 13 ans par la Motion Picture Association of America. Le film est jugé violent. Le ministre Français de la culture leur a écrit pour se plaindre de cette classification.

Quand on connait le cinéma américain, c'est mieux qu'une histoire drôle !




Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Cinema

Publié le 2 Mars 2005



L'idéal du calme est dans un chat assis

Jules Renard

Petit à petit, les chats deviennent l'âme de la maison

Cocteau

Si l'on pouvait croiser l'homme et le chat, ça améliorerait l'homme, mais ça dégraderait le chat

Mark Twain





 

Publié le 2 Mars 2005



Et bien voilà , cette fois, la décision est prise : je n'irai plus sur les forums d'Overblog !
Outre les multiples posts totalement dénués d'Intérêt, les pubs continuelles pour aller voir "le blog que c'est le plus beau jamais vu", " ou "le blog moche, raté, nullos, à ne pas aller voir"...
Pour toutes ces discutions stériles qui "veulent refaire le monde" , pour le langage minable et pauvre, le manque de respect pour les idées, les pensées, les opinions religieuses ou philosophiques des autres, Adieu !

Mais la goutte qui fait déborder le vase, c'est certaines personnes qui font de l'aide bénévole ! PAS TOUTES LES PERSONNES !
Il y en a d'excellentes, qui m'ont aidé, et je les remercie encore ! Patients, compréhensifs, etc. Je citerai de tête : Francisek, Castalie, Farfouilles, et tous ceux que j'oublie... qu'ils me pardonnent !

Il y en a d'autres dont les chevilles enflent ! Incisifs, moqueurs, dénués de diplomatie, n'hésitant pas à se contredire...
Ils se croient dotés d'un pouvoir divin, octroyé par qui ? peut-être se croient-ils modérateurs ! Ils défendent les murs de la maison et son contenu comme s'ils étaient chez eux, ne tolérant nul critique ! Jamais fatigués d'êtres plus désagréables que ceux qui leurs posent des questions !
Ceux là ont des connaissances. Ils n'ont certe pas le savoir faire pour parler aux autres ! La science ne suffit pas est ne place pas celui qui l'a sur un piedestalle ! Qu'ils restent modestes !
La grossièreté et l'impatience des idiots n'est pas une excuse !


PATIENCE !
Je reviendrai peut-être un jour... Si un système permet d'éliminer les indésirables ! (Plonkage) !
Ainsi je serai plonké par ceux que je dérange, et enfin, ô joie : je ferai disparaître de la surface des forums ceux qui m'indisposent !
La modération faite par des membres du forum, je n'y crois pas ! C'est comme quand le prof s'absente de la classe et charge un élève de la discipline... On sait comment cela finit.

Inutile de dire que les indésirables ne sont pas invités à poster ici !

Et dans le pire des cas... je récupèrerai mon travail pour le transférer vers mon site perso !



Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Autres - divers

Publié le 1 Mars 2005

L'hiver s'accroche. Mars est là, et les températures sont en dessous de la moyenne. Le jardinier grogne en secouant ses sachets de graines. Mais peut-être que le renouveau va être plus soudain, plus spectaculaire ? Le jardinier vit d'espoirs...


Dictons


En Hiver, pour que l'année aille comme il se doit, il convient que les champs s'enneigent par deux fois.

Hiver rude et tardif, rend le pommier productif.

On n'est pas sorti de l'Hiver, qu'Avril ne soit derrière.





Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Jardin - nature