Publié le 15 Avril 2005


Pour My, ces peintures en "clair-obscur".
Qui mieux que le Caravage aurai-je pu choisir pour des illustrations ?
A gauche, Cupidon, à droite, Saint -Jean-Baptiste. Mythologie et religion.
Quand les peintres de ce temps voulaient peindre des nus, ils devaient les justifier souvent par des motifs religieux ou mythologiques..
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Cupidon - Saint-Jean Baptiste
Michelangelo Merisi, dit "Le Caravage"

Le Caravage

Un film anglais sur Le Caravage




Publié le 14 Avril 2005


C’était ma première école de ville. L’école D. était située à 200 m mètre à peine de la maison. Un bahut classique, avec des perrons, une horloge, des grilles, des tas d’escaliers : une école de la république.
Là, contrairement à ma délicieuse école de campagne, à classe unique, j’avais « mes » maîtres, et mon frère avait les siens.
D’abord, je fus dépaysé. Il y avait des habitudes, des coutumes que je ne connaissais pas, et que j’avais bien du mal à faire entrer dans ma tête.
Les longues colonnes d’enfants provoquaient un roulement de tonnerre en parcourant les couloirs et les escaliers, c’était étrange et impressionnant.
Et toutes ces classes qui se ressemblaient… Aussi je ne perdais pas mon ami de vue.
J’eus d'abord une maîtresse, puis un maître.
Au début, tout me paraissait difficile. Moi, l’un des meilleurs de ma classe, je ne comprenais plus rien ! J’étais perdu !
Le soir, je demandais de l’aide à Jacques. Mais il n’en savait pas plus que moi.
« Vieng, on va aller demander à « untel »… Il saura, lui !
Untel habitait une belle maison bourgeoise. Il nous reçu dans une véranda ornée de plantes vertes, puis nous entraîna dans une grande pièce meublée de profonds canapés.
Assis tous les trois, nous faisions nos devoirs et cherchions des réponses dans nos livres.


Publié le 14 Avril 2005


Le lendemain, le canard était toujours vivant !

On connaît la phrase célèbre du sketch de Robert Lamoureux...
Il en est de même des problèmes d'Overblog

Une fois qu'on aura dit que c'est la meilleure plate forme de blog, et de loin, qu'elle est sans pub, gratuite, et n'a pas les restrictions de ses concurrents, on aura bien dit, et bien fait notre devoir de reconnaissance, et de vérité !
Mais voilà, au lendemain de l'installation de nouveaux serveurs, les attentes et les sabliers sont toujours là !

- Attentes à chaque phase de construction d'un article > un clic = une attente.
- Attente, voir impossibilité de visiter des blogs amis.
- attente, voir impossibilité de poster un commentaire.
Oh ! on y arrive toujours... après cinq ou dix minutes. Est-ce normal avec de nouveaux serveurs ?

Le lien forum renvoie à la page d'accueil... Parfois...

La guerre fait rage, entre ceux qui, comme moi, voudraient de VRAIES explications, et certains dont le discours frise le "BENI OUI-OUI"...

Curieusement, ces derniers n'ont pas toujours le même discours en privé !
J'ai toujours été quelqu'un de libre, d'inclassable, d'irrécupérable !

On a dit parfois "un électron libre" !

Je revendique cela !
Qui aime bien chatie bien !

Enfin, quand on veut qu'un message soit visible, on en prend les moyens...
Il ne doit pas être dans le forum seulement, puisque le forum peut être innacessible !
Deux endroits s'imposent : la page d'accueil, ou/et la page d'administration.
Enfin, les dernières infos ne sont pas toujours dans la rubrique qui leur est consacrée en page d'accueil.


C'est visible, ou pas ?

:-)

Longue vie à Overblog !


 

Publié le 13 Avril 2005



Quand nous revînmes à Cherbourg, nous habitâmes un garni.
Nous vivions dans les meuble des autres. Nos meubles, à nous, étaient serrés dans une pièce étroite nommée " garde-meuble ".
Deux fenêtres donnaient sur la rue, deux autres sur une petite cours coincée entre deux immeubles. Elle était en fait minuscule, et il n'y poussait que deux fusains malingres et des fleurs effeuillées, pâles. C'est là que nous jouions en rentrant de l'école, car la rue nous était interdite.
Au dessus de nous habitait une famille de méridionaux.
Avé l' assent !
Jamais je n'ai vu le père de famille, seulement le garçon et sa mère. La mère, chaque midi, posait sur le rebord de la fenêtre un autocuiseur, qui sifflait pendant de longues minutes.
Le fils était notre ami.
Souvent, il descendait dans la cours jouer avec nous.
Il s'appelait Jacques, avait une tête ronde avec de bonne joue, des tache de rousseur discrètes, et des cheveux châtains. Le matin, avant de partir à l'école, il me disait :
" Alors, tu vieng ? "
Son seul défaut, c'était, lorsqu'il était en colère, de cracher dans votre direction. Ce qui arrivait parfois quand je riais de son accent.

Publié le 12 Avril 2005

 

 

Ficaire fausse renoncule

On appelle communément " Bouton d'or " toutes les renoncules, et les Ficaires.
Voici quelque éclaircissements :

La Ficaire est une fleur de début de printemps, à feuilles en cœur, rondes, luisantes.

Le nom de " bouton d'or " appartient normalement à " Ranunculus acris " une grande renoncule jaune des champs, envahissante, fleurissant en été.

La renoncule rampante, de par la forme de ses feuilles est appelée " Pied de poule".

Voilà pour les plus communes.


Publié le 12 Avril 2005



Quel rapport entre un tableau mythologique, et une fleur ?

La jacinthe
(Endymion)



Endymion est le nom de la jacinthe sauvage, (Endymion non-scriptus).
On l'appelle aussi Endymion penché, car les clochettes bleues pendent vers le sol.
Endymion, le personnage mythologique, était pour les uns un berger, pour les autres un roi.
Aimé de Séléné, la lune, il dort d'un sommeil éternel pour préserver sa beauté.




LE SOMMEIL D'ENDYMION

ANNE-LOUIS GIRODET
Elève de David
Musée du Louvre


Habituellement, ma peinture préférée est impressionniste.
Mais la lumière magnifique de ce tableau, et la beauté des personnages en font une vraie réussite.


Mais pourquoi ce nom d' "Endymion" attibué à cette fleur ?

 


La jacinthe
(Hyacinthus)

 


La jacinthe d'orient est une petite plante poussant en touffe.

Les variétés horticoles sont plus grosses, portent une grappe serrée de fleurs aux tons bleus, blancs, roses...
On peut en voir de belles photos sur le blog de Farfouille ici:

Photo 1 photo 2



Pour ces fleurs, ce n'est pas d'Endymion que nous devons parler, mais de Hyacinthus.
Hyacinthus était l'ami d'Apollon.
Zéphyr, jaloux de leur amitié, le tua.




Apollon, Hyacinthus et Cyparissus dansent et jouent de la musique

Alexander Ivanov
Gallerie Tretyakov




Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Autres - divers

Publié le 9 Avril 2005



J'avais 6 ans, et j'habitais une rue typique du vieux Cherbourg, avec ses pavés luisants, ses caniveaux où je faisais naviguer des bateaux de papier ou des bouts d'allumettes.
Il y avait une pompe le long du trottoir, mais c'était défendu de jouer avec. Nous n'étions pas obéissants, et les passants devaient parfois faire un détour, s'ils ne voulaient pas être arrosés.
Sur moins de cinquante mètres, il y avait deux bistrots, d'où sortaient parfois des poivrots qui titubaient d'un trottoir à l'autre. On y buvait toutes les boissons, mais surtout la " moque " de cidre tiré à la pompe.
Près de là, la place Divette, poussiéreuse, bordée de ses marronniers. On y jouait aux boules, le dimanche, et des gens se promenaient à petits pas.
J'appris que dans le temps passé, la mer était venue ici. Je fus navré qu'elle fut repartie si vite, car j'y aurais pataugé plus volontiers que dans le ruisseau.
Nous habitions chez notre grand-mère, l'une des pièces du deuxième étage.
Souvent, nous nous accoudions à la rambarde de la fenêtre pour regarder le spectacle de la rue.
Le vendredi, une poissonnière passait, poussant sa voiture à bras, et criant :
" Le flies, les flies d'l'île peléeeee ! "
Les " flies " sont des coquillages, les patelles… L'île pelée est devant Cherbourg. Une partie de la grande digue y est construite
Temps heureux d'une petite vie de quartier,
intense, colorée dans les années cinquante.



L'atmosphère d'une rue de quartier, telle que je l'ai connue, on la retrouve dans le beau livre de Robert Sabatier " Les allumettes suédoises", que je vous conseille de lire.





Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Livres - textes

Publié le 8 Avril 2005



Ce facteur était un authentique facteur de campagne. Il disposait d'une bicyclette fort rustique, guidon droit, pédales grinçantes, un vrai vélo de facteur !
Il soufflait comme un phoque en montant la côte du Theil, et, arrivé en haut, il appuyait son vélo au talus, et s'épongeait le front avec un mouchoir grand comme une serviette.
Alors, il se redressait, s'époussetait, bombait le torse, et fouillait dans sa sacoche.
Il en extirpait une lettre qu'il examinait avec intérêt, et suivant qu'elle était lettre de famille, ou pli des impôts, adoptait une allure de circonstance. Cela fait, il poussait la grille et toquait à la porte.
Chacun le sait, le facteur de campagne ne peut refuser le verre de vin ou de cidre, la goutte et le café !
Il avait ses jours et ses habitudes. Aujourd'hui trinquait chez l'un, le lendemain chez son voisin.
Parfois, le midi, on l'invitait à manger à la table d'une ferme. C'était l'habitude.
En contrepartie, il se chargeait de menues courses, apportait le sachet de graines, faisait une commission dans le bourg.
" ben d'accord ! c'est sur mon ch'min ! cha vous rendra service "!
- On vous r'vaudra ça ", disait-on aussitôt.
Mais d'un geste, le facteur signifiait qu'il ne rendait pas service pour être récompensé.
En fin d'année, il apportait les calendriers.
Là, pas question de refuser le café et le pousse café !
Le facteur se forçait à boire encore un coup, " pour le bon motif ", mais l'effort ne lui coûtait guère.
On lui glissait dans le creux de la main un billet plié.
Il l'avait bien mérité ! Penché par tous les temps sur sa bécane, affrontant les intempéries, distribuant les faire-part, apportant le paquet de plants de salades bons à mettre en terre.
Le facteur avait toujours quelque chose à raconter : le temps, les jardins, les enfants, les potins du village. Pas besoin de journal : on savait tout ce qui se passait dans le canton !




Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Livres - textes

Publié le 7 Avril 2005



Petit article, petite fleur !
Le temps est désespérant... Gris, froid ! Mais le pommier l'ignore, et commence à fleurir.
Soyons comme lui !
Overblog perd ses pétales...
Nous espérons qu'il en sortira un beau gros fruit juteux...




Premières fleurs de mes pommiers.


Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Jardin - nature

Publié le 5 Avril 2005

Continuons dans le dessin.
Et gardons le même sujet.
Quand on ne sait pas dessiner, on ne peut que se débrouiller avec les logiciels de retouche d'images. En voici un exemple, qui n'est pas parfait...
La photo originale est une "petite" photo. Et le personnage, c'est toujours moi, même age, même endroit. Il s'agit, comme celle d'hier, d'une photo de classe.




Serge, environ années 62
Ecole Saint-Louis



Publié le 4 Avril 2005


C'est au talent de Sabine Biazot que nous devons ce magnifique dessin.
Comme c'est un portrait de moi à 12 ans environ, je me garderai bien de parler du modèle ! J'avais un air bien sage... N'était-ce qu'un air ?
Les temps étaient autres, en ces années soixante. Les garçons de ce temps là étaient les copies masculines des filles du beau film de Diane Kurys "Diabolo Menthe" ... Curieux, pleins d'interrogations, timides et mystérieux...






Je vous invite à visiter le blog de Sabine,
où elle expose ses dessins et ses peintures.
Vous ne serez pas déçu...


Sabine BIAZOT







Publié le 2 Avril 2005




Viburnum Plicatum


Il n'est pas toujours simple de connaître le nom commun d'une plante. Mais ce Viburnum doit se nommer Viorne en français. Il est très décoratif par ses feuilles nervurées, et ses panicules de fleurs blanches, ici en bouton.
A l'automne, le feuillage prend une jolie teinte lie de vin.


Les viburnums




Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Jardin - nature

Publié le 1 Avril 2005


A la saison des grandes marées, l'oncle dépendait la hotte d'osier.
La grève de Donville s'étendait à perte de vue, immense. La mer avait découvert un sable gris, semé de vaguelettes, de flaques, de trous…
Là, nous pêchions les " manche de couteau ", avec des baleines de parapluie, recourbée à leur extrémité.
Entre les premiers rochers, dans le sable caillouteux, ma tante pêchait les coques bleues. Avec une griffe, elle cherchait les praires.
Mais tout cela, c'était des pêches de femmes, et d'enfants.
Armé d'un crochet, mon oncle délogeait les " clos-poings " de leur trou, se battait avec un congre. Il connaissait les bons coins, et savait descendre avec la mer pour être le premier.
Alors, il sortait les belles pièces aux yeux des " horzains " ébahis.
Il repérait vite ceux qui le suivaient, et les perdait comme un cerf aux abois trompe les chiens des chasseurs.
Souvent, il allait aux îles Chausey. Il connaissait les pêcheurs et les îles par leur nom. De tous les bateaux, ceux qu'il affectionnait le plus étaient les doris, qui flottaient mollement sur les vagues.
Ce n'était pas un homme de mer, mais comme dans ce coin de Normandie, il était mi campagnard, mi mareyeur. Il aimait à dire :
" Je suis né à Granville, et sous ma chambre, on salait le poisson ".
Mais les plus belles pêches que faisait mon oncle, c'était au mois de mai celles de araignées de mer. Il entrait alors dans l'eau jusqu'à la taille, muni d'une fourche. Sur son dos, une " pouque ", gros sac de toile d'un bon mètre. Sur le fond, les crabes marchaient, et il les soulevait prestement, et d'un geste, les jetait dans son sac.
A moitié immergée, la " pouque " ne pesait pas lourd, mais de retour sur le sable et les cailloux, c'était une autre histoire.
Je revois très bien le feu dans la cours, et la lessiveuse à linge remplie d'eau ou cuisaient les crabes, le soir. Une odeur d'iode, l'odeur de la mer, envahissait l'espace et rappelait le bonheur d'un jour radieux.

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La hotte d'osier : mon oncle savait faire des paniers, des bourriches, des hottes, avec l'osier. Il avait fabriqué pour mon frère et moi deux petites hottes.

- La "pouque" est un sac de toile brut, qui contient le grain, la farine, le charbon.

- Horzain : l'étranger, celui qui n'est pas du pays. Le horzain peut être de la ville proche, ou du département d'à côté.

- Le "doris" est une barque appointie aux deux bouts, à fond plat, traditionnelle en Normandie et en Bretagne. Utilisée sur nos côtes, c'était le bateau de pêche des terre-neuvas.

- Le "clos-poing", ou "dormeur", "tourteau", son nom varie suivant les régions...


Au sujet du doris, voici une chanson traditionnelle normande dont vous pourrez lire les paroles ici , et écouter l'air :




Dans le doris les hommes s'en vont
Pour pêcher toute la journée
Et quand il est plein d'poissons
Faut encore le décharger
Hale dessus c'est la morue
Hale dedans c'est du flétan



Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Livres - textes