Publié le 13 Avril 2006



En ce temps là...

Il appartient à chacun de savoir si la nostalgie du temps qui passe est une bonne chose ou une mauvaise chose.
Moi, j'aime retrouver ce temps où tout était plus simple, ou l'on avait plus de libertés, ou l'on n'était pas obsédé par le besoin de posséder, d'avoir...
Photo d'un instant figé des grandes vacances...
Mon oncle, avec le chien noir Yoyo dans les bras, (le gentil Yoyo), ma tante assise avec son chien
whisky, qui chantait lorsqu'il entendait de l'accordéon.
Ma mère et mon père, et même mon frère tous plus ou moins souriant, sont figés pour toujours...
Mais tout revit ! La vigne-vierge sur le mur, les gros volets de bois, le pannier tressé par mon oncle, le mur de grés, la fenêtre ouverte sur la chambre...
...et même ce qu'on ne voit pas...
Le sol de ciment brut de la salle, l'évier, la suspension au bout de ses petites chaînes, et dehors le bassin aux poissons ou trempait une botte d'osier...
Le chapeau et le short de velour, qui rappellent les vadrouilles aventureuses dans la campagne libre... Les secrets de l'enfance...
L'appentis avec la scie circulaire et son vieux moteur poussif, le noyer et son ombre si fraîche...
J'y suis, rien qu'en regardant cette vieille photo, tout revit !



Vacances à la campagne

Publié le 11 Avril 2006



Photo assez médiocre, avec de petits traits horizontaux....
Mais cette photo est assez ancienne, du bon vieux temps des appareils 6 X 6.... du temps des appareils photo argentiques. Le photographe, lui, avait en bandoulière un 24 X 36 Nikon...
En ce temps là, on prenait les photos, on développait la pellicule, le noir et blanc comme les diapos...
Le labo, c'était la salle-de-bain !

Mais nous n'avions pas encore de scanner de dias quand cette photo fut scannée...
Mon frère avait "bricolé" un savant dispositif qui utilisait le scanner à plat pour documents opaques comme scanner pour dias...
D' où ces petit défauts...






Serge, the blogmaster... années... 70

Publié le 8 Avril 2006


Colette est un des écrivains que j'aime le plus...
Elle est née à Saint-Sauveur -en-Puysaie, dans l'Yonne.
Pays pauvre, fait  de bois, d'étangs, de petites cultures.
C'est sa Bourgogne pauvre, ou elle a vêcu  ses plus belles années, près de son père, le capitaine Colette, et sa mère tant aimée, tant chantée, Sido.


La maison natale de Colette
Photo : P. Ayrault


« La maison était grande, coiffée d'un grenier haut. La pente raide de la rue obligeait les écuries et les remises, les poulaillers, la buanderie, la laiterie, à se blottir en contrebas tout autour d'une cour fermée.
     Accoudée au mur du jardin, je pouvais gratter du doigt le toit du poulailler. Le Jardin-du-Haut commandait un Jardin-du-Bas, potager resserré et chaud, consacré à l'aubergine et au piment, où l'odeur du feuillage de la tomate se mêlait, en juillet, au parfum de l'abricot mûri sur espaliers. Dans le Jardin-du-Haut, deux sapins jumeaux, un noyer dont l'ombre intolérante tuait les fleurs, des roses, des gazons négligés, une tonnelle disloquée... Une forte grille de clôture, au fond, en bordure de la rue des Vignes, eût dû défendre les deux jardins ; mais je n'ai jamais connu cette grille que tordue, arrachée au ciment de son mur, emportée et brandie en l'air par les bras invincibles d'une glycine centenaire...
     La façade principale, sur la rue de l'Hospice, était une façade à perron double, noircie, à grandes fenêtres et sans grâces, une maison bourgeoise de vieux village, mais la roide pente de la rue bousculait un peu sa gravité, et son perron boitait, quatre marches d'un côté, six de l'autre.
     Grande maison grave, revêche avec sa porte à clochette d'orphelinat, son entrée cochère à gros verrou de geôle ancienne, maison qui ne souriait que d'un côté. Son revers, invisible au passant, doré par le soleil, portait manteau de glycine et de bignonia mêlés, lourds à l'armature de fer fatigué, creusée en son milieu comme un hamac, qui ombrageait une petite terrasse dallée et le seuil du salon... Le reste vaut-il que je le peigne, à l'aide de pauvres mots ? Je n'aiderai personne à contempler ce qui s'attache de splendeur, dans mon souvenir, aux cordons rouges d'une vigne d'automne que ruinait son propre poids, cramponnée, au cours de sa chute, à quelque bras de pin. Ces lilas masifs dont la fleur compacte, bleue dans l'ombre, pourpre au soleil, pourrissait tôt, étouffée par sa propre exubérance, ces lilas morts depuis longtemps ne remonteront pas grâce à moi vers la lumière, ni le terrifiant clair de lune, - argent, plomb gris, mercure, facettes d'améthystes coupantes, blessants saphirs aigus, - qui dépendait de certaine vitre bleue, dans le kiosque au fond du jardin.
     Maison et jardin vivent encore, je le sais, mais qu'importe si la magie les a quittés, si le secret est perdu qui ouvrait, - lumière, odeurs, harmonie d'arbres et d'oiseaux, murmure de voix humaines qu'a déjà suspendu la mort, - un monde dont j'ai cessé d'être digne ?...


Colette - La maison de Claudine



Photo : P. Ayrault


Publié le 6 Avril 2006


Voilà l'école ou je suis allé de 6 à 10 ans...
Le bâtiment comprend l'unique classe, du cours préparatoire, au fin d'études primaires...
Une classique petite école de campagne, avec son préau, sa cour, le jardin de la maitresse.
Juste derrière l'école, la ligne de chemin de fer Granville - Paris Monparnasse...
On voit à gauche le passage à niveau.
Anctoville-sur Bosq est un petit village d'une centaine d'habitants...
L'école n'est plus une école depuis longtemps...
La route était sinueuse et campagnarde.... Que de plaisirs et de jeux sur le chemin de l'école, que de bouquets cueillis, que de fossés, que de chemins sombres et inquiètants l'hiver...
Tout le long du chemin, deux kilomètres, un garçon, une fille s'ajoutait au groupe, on entendait des cris de joie et des bousculades, des rires, des chants...






Anctoville -sur-Bosq - L'école et le passage-à-niveau



Anctoville -sur-Bosq - L'école.
La classe unique était derrière les deux fenêtres à droite


Publié le 4 Avril 2006


Voici une photo qui est un peu un document. Elle a plus de trente ans, je pense. Ce paquebot moins connu que Normandie, France, ou les Queens... entre en rade de Cherbourg. C'est "United States".
La photo originale est de mauvaise qualité, couleur fausses, floue,  tachée...
J'ai tenté d'en sortir le meilleur.

http://navyplan.com/maquette_fr/fiche.asp?idmaquette=2



Normandie - Cotentin - Cherbourg
Le paquebot United States dans la rade de Cherbourg



Publié le 3 Avril 2006


Ce n'est pas le genre de construction que j'aime, loin s'en faut !
Mais en remontant à pied la rocade ce jours là, j'ai été impressionné par le sentiment de domination et d'écrasement de ces tours...




Domination


Putain c'qu'il est blême, mon H.L.M.!
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!


Au deuxième, dans mon H.L.M.,
Y'a une bande d'allumés
Qui vivent à six ou huit
Dans soixante mètres carrés,
Y'a tout l'temps d'la musique.
Des anciens d'soixante-huit,
Y'en a un qu'est chômeur
Y'en a un qu'est instit',
Y'en a une, c'est ma soeur.
Y vivent comme ça, relax
Y'a des mat'lats par terre,
Les voisins sont furax;
Y font un boucan d'enfer,
Y payent jamais leur loyer,
Quand les huissiers déboulent
Y écrivent à Libé,
C'est vous dire s'ils sont cools!

Renaud


Publié le 2 Avril 2006


Dans un quartier qui a gardé son cachet, la municipalité a remis de faux vieux réverbères...
Ils ont fière allure de jour comme de nuit.
Ne les ayant pas photographiés de nuit, j'ai utilisé un logiciel de retouche pour en donner l'impression.






Réverbères, jour sombre


Réverbères, nuit américaine


Publié le 1 Avril 2006


Le montage d'hier vous présentait, façon dessin en couleur, la balise en mer devant Le Becquet...
C'était en été, il y a plus de 20 ans...
Un, ou une jeune touriste, curieux et sportif, veut regarder la mer du dessus !
Il, ou elle, a pris soin de choisir un chapeau assorti à la couleur de la balise  :-)




Hum ! hum !  C'est bien autorisé, ça ?