Au bord du chemin

Publié le 16 Mars 2005


Voyez nos chemins bocagers, nos charrières claires-obscures à la lumière mouvante du printemps.
Voyez l'épine et le houx au feuilles coriaces, l'orme à l'écorce crevassée, le chêne solide comme un roc.
L'euphorbe, sur le talus, sonne l'heure du matin, et l'Herbe à Robert (Géranium Robertianum) sent si fort le géranium, qu'on doute que ce puissant parfum vienne de cette plante modeste aux tiges rouges et poilues..
L'aubépine, au parfum subtil, montre son voile de mariée. L'églantier ouvre ses roses simples, blanches, rosées, sur ses longues tiges arquées.
La grande digitale qui abrite le bourdon lance ses grandes grappes de fleurs pourpres… Certains ici l'appellent " Chiaqué ", (je crois qu'il faut prononcer " quiaqué ", car la langue normande a horreur du " ch " parisien.
" Chiaqué ", car les enfants d'ici ferment la corolle de la digitale, et la claquent comme un sac en papier.
Dans l'humidité du talus pousse l'oseille sauvage au goût acidulé.


Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Livres - textes

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Marie 17/03/2005 09:39

L'on fera une bonne soupe d'oseille avec de la bonne crème fraiche, miammm.