Le printemps s'éveille au vallon sauvage.
A l'ombre des arbres, dans les pentes, ces plantes qui s'illuminent au moindre rayon de soleil sont des euphorbes.
Leurs coupelles dressées, emplies de grelots, sont comme les clochettes des sylves des bois...
Leur couleur d'un vert jaune, anisé, invite a la légèreté, et les dryades les secouent pour nous attirer...
L'herbe verte est tentente, le soleil caressant...
Une Dryade
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dryades
Je suis si transporté d'aise et d'étonnement
Je suis si transporté d'aise et d'étonnement
Quand j'entre dans ces bois, les loges éternelles
De Pan et des Sylvains et des Dryades belles,
Qu'oubliant qui je suis, je perds le sentiment.
Puis lorsque je reviens d'un tel ravissement,
Plein d'admiration, par des sentes nouvelles,
Tout ému, je m'égare où mes pensées fidèles
Et mes désirs aimés me mènent doucement.
Je contemple ébahi les pointes verdissantes
De ces bois ombrageux et leurs branches pendantes,
Je me plais dans l'horreur de ces déserts plaisants.
Si mon Soleil luisait toujours dans ces contrées,
Pan, Dryades, Sylvains, par ces ombres sacrées,
Je jure qu'en ces bois je passerais mes ans.
Isaac HABERT
par Sergepassions
publié dans :
Jardin - nature
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