Souvenir

Publié le 21 Mars 2005



Quand je retourne à la maison de mon oncle, je retrouve la corde ou l'on saignait les poulets, le clou ou le poisson était mis à sécher.
Les mêmes rosiers poussent près de la porte. Mais dans le hangar à bois, la scie ne tourne plus, et le vieux moteur Baudoin ne nous assourdit plus de son teuf-teuf.
Les pommiers en cordon qu'il a greffés, voilà vingt ans, fidèles, fleurissent toujours. Quand il y pense, le noyer à l'ombre épaisse, donne un petit panier de noix.
Là bas, à l'ombre, sur une branche, sa moque attend toujours… C'est au pied de l'arbre qu'il posait son litre de cidre quand il bêchait le potager.
Le paysage a peu changé : on a juste abattu les peupliers qui bordaient le ruisseau, en bas du coteau.
Chaque année, les hirondelles reviennent se percher sur le même fil électrique, et les sansonnets font des roulades, perchés sur le hangar voisin.

Rédigé par Serge Serge Passions

Publié dans #Livres - textes

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pauline 27/11/2005 22:14

Chez nous il n'y avait pas de corde à poulet, nous les tenions par les pattes. Je me souviens du jour ou maman m'a dit: nous partons : tu tues une poule et tu la fais cuire . C'était la première fois . J'ai dû courrir après et la saigner ,pitié pauvre de moi!...j'ai eu mal pour elle . Ca je n'oublirais jamais J'avais 14 ans

moyra 21/03/2005 20:06

Le hangar à bois m'a replongée dans mon enfance où nous étions hébergés chez un menuisier. quelle bonne odeur que celle des copeaux!