Vacances sauvages

Publié le 20 Mars 2007






Vadrouilles,  de bois en ruisseaux...
Guy-Noël en tenue de vadrouilleur, avec la sacoche de l'appareil photo...
Près de Saint-Planchers



Vacances sauvages



Vacances sauvages... Vacances des années 60 - 65.
Grandes vacances longues et ensoleillées. La campagne nous appartenait, les champs, les bois, les chemins.
Les parents vivaient calmement la campagne dans la maison, la cour, le jardin.
Nous, enfants libres, le déjeuner avalé, (nous nous levions toujours les premiers), enfilant un short, une chemisette, un pull s'il faisait frais, partions libres et sans contraintes.
Tous les plaisirs des champs, les choses impossibles à la ville, nous en rêvions...
Traîner les pieds dans la poussière, grimper aux arbres, trouver les trous, les ruisseaux, les bois, sans l’œil d'un passant.
Sucer l'oseille sauvage, acidulée, aspirer le sucre d'une primevères, ou d'un chèvre-feuilles.
Faire des barrages sur les ruisseaux, se couvrir de boue, être obligés de poser les vêtements sur la rive, parmi les iris et les cressons...
Nous devions nous laver, et nous regardions avec inquiétude les alentours, au cœur du bois ou coulait le ruisseau. Le short mouillé et encore sale serait-il sec ?
Nous en profitions, plaisir interdit, pour nous allonger dans le ruisseau, faisant semblant de nager dans 30 cm d'eau, pétrissant la boue, nous éclaboussant...
 
Les chaussettes faisaient pchuii, ppchuii dans les sandales...
--On fait un détour, perdons du temps ! jamais mon short ne sera sec... dit l'un d'entre nous.
C'était le retour, le chemin bordé de géraniums, de stellaires,  ou il n'y avait jamais personne, puis la route, ou nous entrions dans les champs quand passait une voiture.
C'est que notre tenue n'était pas très fraîche !
Arrivés au village Piel, le soleil chaud, notre complice, avait presque séché nos vêtements.
Une entrée discrète dans la cour, en flattant le vieux Black, nous assurait l'incognito.
Passant prestement dans le jardin, derrière la maison, nous n'avions plus qu'a attendre le moment propice pour apparaître, innocents...



Rédigé par Serge

Publié dans #Livres - textes

Commenter cet article

horticolo 24/03/2007 09:37

bonjour serge, tres bien ecrit et cf à tous mes souvenirs.... bonne journée

sevy 24/03/2007 07:24

bonne journée
bisous

Anthea 23/03/2007 18:27

Enfants, je trouve que nous avions plus de liberté, d'évasion, les parents nous laissaient aller dans la nature tous seuls et nous ne risquions pas autant que maintenant je trouve. C'était la vrai liberté !

:0091: lili :0010: 23/03/2007 17:30

c'est fabuleux de te lire, quelle charmante narration ou tu décris la jeunesse de l'époque et des bonheurs simples, merci pour cette remontée de souvenirs
Je suis toujours là mais toujours débordée, à chaque fois que je laisses tomber le blog, c'est la galère pour reprendre et tenter de voir tous mes visiteurs. Donc je termine ma liste des amis qui sont dans mes favoris du net, car la liste n'est pas complète sur mon blog, ce sera pour plus tard. Après je reprends comme avant, je ne réponds qu'à mes visiteurs, c'est pour 3ème jours pour faire la liste compléte, dur dur.
Bons week end ensoleillé avec des miliers de bisous

francoise d'oléron 23/03/2007 06:20

Bises et bonne journée Serge de ce Vendredi

Françoise