Matelot - je me souviens 1
Publié le 10 Avril 2012
Je commence aujourd'hui une série d'articles sur notre bon vieux matelot qui nous a quitté soudainement. On l'avait vu déjà sur le blog...
Il y a tant à dire...
1
_ Quel beau chien !
_ Oh ! Le beau chien !
_ Maman, regarde comme il est beau le chien !
Combien de fois ai-je entendu cette phrase...
Plus je vieillis, plus j'aime les bêtes. Comment peut-on vivre sans bête ! Mais surtout, comment peut-on vivre sans chien.
Cet amour désintéressé ! Qui peut le donner si fort avec en gage la fidélité ?
Le chien ne fait pas de reproches, de critiques, il est heureux quand vous êtes près de lui. Nous sommes heureux quand il est près de nous. Il guette dans notre regard la joie ou la tristesse. Il sait que sa présence console, panse des plaies…
Le portrait
Mais jamais on ne m'avait autant dit que Matelot était beau. Je me rends compte que je l'ai beaucoup regardé, en long et en large. Matelot, c’est un Border collie noir et blanc à poils longs.
Son regard est incroyable, ce regard de Border collie qui "fascine », « hypnotise » les moutons, les bovins...
Ses oreilles mi érigées, je les prenais entre mes doigts comme on caresse la soie. Ses « noreilles-noreilles » car je ne renie pas les mots « bêtes » qui sont des gentillesses et que Matelot comprend. Les oreilles, c’est pour entendre, les « noreilles », c’est pour le jeu.
Une poitrine blanche, touffue, épaisse que je peignais souvent.
J’ébouriffais ses « rouflaquettes », ses longs poils comme la crinière d’un lion, que j’élargissais avec plaisir, ce qui lui donnait une allure carrée de seigneur chien.
Son dos, ses reins sont solides…
Et sa queue, épaisses, bien garnie, robuste, qui sert à équilibrer sa course. Sa queue qui balaie les bibelots et les tasses de la table basse. Tantôt, elles est en « trompette » ou en « cors de chasse »… ou allongée, au repos.
Le regard - 1
Ses « papattes », ont le bout blanc, sauf l’avant gauche, celle qui « demande », quand il vous regarde au fond des yeux. Celle là est toute noire.
La courbe de son arrière train est descendante, typique de la race. Et ses griffes, supérieures en nombre à celles d’autres chiens, ses griffes flottantes.
Il y a des gens qui disent que les chiens sentent mauvais, qu’ils sentent « le chien »… Quelle fausseté ! le poil de Matelot sentait bon, était chaud… et ses pattes sentaient l’herbe, le foin coupé. Quel plaisir de l’avoir près de soi, de pouvoir passer ses doigts dans son pelage si doux.
La papatte noire


