Souvenir d'été marin
Publié le 12 Août 2007
Les chaudes journées d'été, la campagne était endormie... Après quelques jours, venait une lassitude, des jours trop longs, un temps immuable.
Il venait à l'esprit des désirs, des envie d'autres lieux, de dépaysement.
L'oncle parlait de la mer, des dunes, de Bréville ou de Donville...
C'étaient des pays de grèves immenses, d'où la mer se retirait comme si jamais elle ne devait revenir.
Le sable était chaud, les oyats piquants.
Nous aimions cela... C'était le droit d'être dévêtu, juste ceints d'un short, d'un slip. C'était déjà l'île déserte, les robinsons, un horizon lointain.
Des broussailles de petits buissons acérés, de pruneliers, de ronces, étaient autant de caches.
On assemblait les pierres pour le feu de bois, le feu sauvage...
Le sable coulait sur la peau, douce...
De petits animaux, les talitres, sautaient sur le sable, les coquillages piquaient les pieds.
Ivres de soleil et de vent, nous sautions de petites dunes qui nous paraissaient immenses...
Au loin, très loin, la mer brillait comme si des colliers de pierres précieuses dansaient au soleil.
Les cris des enfants sortaient de nulle-part.
Les alouettes stridullaient très haut dans un ciel sans fond.
L'enfance vivait son rêve...

Souvenirs inscrits dans le sable et le ciel, fragiles...
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