Bonbons et jeux
Publié le 15 Avril 2005
En sortant de classe, nous achetions dans une épicerie, au bout de la rue, des bonbons et des sachets dune poudre rafraîchissante, qui donne tant soif.
Les mêmes bonbons que Renaud a chanté dans « Mistral gagnant ».
A la maison, nous mangions dans la cuisine. Cétait plus simple, et nous avions vue sur la cours.
Mon frère, et moi même, lorsque nous étions punis, allions bouder sous la table. Une table ronde, couverte dune nappe marron, frangée, qui tombait jusquau sol.
Attentifs aux bruits, nous jouions discrètement. Puis maman nous faisait sortir. Nous quittions alors notre abri presque à regret.
Lorsque le temps était sombre, nous faisions du cinéma.
Le jeu consistait à fabriquer avec une boite à chaussures un projecteur rudimentaire. La loupe que mon père cherchait pour faire ses mots-croisés en était lobjectif.
Un trou à lavant, deux fentes servant de passe-vue, et le tour était joué !
Nos films étaient les négatifs des photos familiales. La lampe de poche prise sur la table de nuit des parents était la source lumineuse. Un torchon tendu sur le mur servait décran.
Quelle émotion quand une image pas très nette apparaissait sur lécran. Lémotion même des frères Lumière, et dEdison