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MOUVEMENT NORMAND



Un regard est souvent plus parlant que des paroles. C'est vrai pour l'homme, c'est vrai pour le chien. Je répéterai ici la phrase choisie par Guy-Noël dans l'entête de sont blog : "Regarde ton chien dans les yeux et tu ne pourras pas affirmer qu'il n'a pas d'âme."
C' est dans l'expression du regard que l'on sent la tritesse ou la joie, souvent l'amour et le bonheur.
Car le chien ne parle pas, et peut-être que pour lui plus encore, son amour et ses
sentiments passent par son regard.
"tu ne pourras pas affirmer qu'il n'a pas d'âme"
Ce gros bouton d'or qui aime pousser les pieds dans l'eau, c'est le populage des marais, ou Caltha palustris. Il orne le bord de notre bassin. C'est le premier à fleurir les berges de ses petites coupes d'or.
Populage des marais, ou Caltha palustris
Je l’ai bien compris, mon bon chien ! Tu vivais de l’amour qu’on te donnait…
Tu savais si bien le rendre.
Tu étais toujours près de nous, à portée de main. Victor Hugo a dit : « le chien sourit avec sa queue »… Et tu nous souriais souvent, Matelot, dès qu’on rentrait. Dés que nous revoyais, tu montrais ton bonheur.
Parfois, tu t’appuyais contre nous, par amitié. Tu savais nous regarder avec profondeur et amour. Tu savais montrer que tu aimais une caresse.
Parfois, tu venais poser près de nous ta bonne grosse tête sur la table, tes pattes sur nos genoux. Demande de câlins et d’amitié. Plus que nos amis, tu fus fidèle, sans exigence ni récompense. Quand tu donnais, tu n’attendais rien en retour. Tu te mettais entre nous deux, partageant ton amour, le donnant autant à l’un qu’à l’autre. Quand tu voulais demander, tu levais ta patte, l’agitant dans le vide, tes yeux dans nos yeux, puis tu la posais sur le soulier, le genou…
Alors on te caressait, on prenait ta tête entre nos mains pour un bisous sur la truffe, le museau, le crâne…
Il fait erncore un temps frais et humide. Les plantes sont en leur jeunesse. C'est l'enfance puis la tendresse du printemps. Les verts sont pâles, et les couleurs pastels.
Jeunes feuilles de lierre
Ortie jaune, lamier jaune, Lamium galeobdolon
Ortie jaune, lamier jaune, Lamium galeobdolon
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Ah ! « le jardin », mot magique ! A ce mot, matelot se levait, déjà impatient. Il hésitait avec les mots en « in », comme lapin, sapin, chemin… sa tête étonnée était si belle !
En lui disant ce mot aimé, il penchait la tête d’un côté puis de l’autre, faisait ses mines.
Il avait ses mots magiques, comme la dernière phrase du journal TV de la deux, « et pour fermer le journal », qui le faisait bondir sur ses pattes pour le pipi du soir.
Mais jardin restait le maître mot… Matelot adorait le jardin… Le jardin est en fait un terrain de 3600 m², dont nous cultivons une petite partie en jardin. C’est un champ planté d’arbres d’arbustes et de diverses plantes.
Aussitôt arrivé au jardin, Matelot se précipitait vers la cabane, le museau sur la porte, attendant avec impatience de prendre son jouet, un hexagone de caoutchouc indestructible, car aucun ballon ou autre jouet ne lui avait résisté.
Le jeu chez les Border Collie est spécial ! Alors qu’un autre chien attend que vous lanciez le jouet, le Border se précipite dés que vous prenez le jouet en main, accomplit un grand demi-cercle, s’aplatit au sol, et attend que le jouet soit lancé… Instinct de chien de berger. Etait-il mignon ainsi en attente !
Lorsqu’il attrapait le jouet, il le promenait, tournant un peu sur place et semblait le traîner au sol… Puis il revenait… mais pas question de donner le jouet, il fallait ruser pour le prendre, puis tout recommençait, de nouveau, il partait en demi-cercle et se couchait, en attente du lancé.
Si nous étions occupés, que nous le délassions un peu, il posait le jouet près de nous, et allait attendre plus loin, souvent sous un rosier. Il y était si souvent que la terre était nue… Il avait aussi dénudé deux grands arcs de cercles dans le terrain, par ses passages répétés.
Il avait près du banc ou nous nous reposions une gamelle d’eau fraîche… mais il allait parfois boire dans le bassin des poissons rouges et des nénuphars.
Brave chien dont le bonheur était de courir, d’être près de ses maîtres, de jouer avec eux.
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